Là, vous pensez qu’on va aborder les aspects “environnement” et “social”, les 2 faces obscures de l’industrie du textile. Vous n’etes pas loin, on le fera plus tard dans les post à venir. Aujourd’hui, via cette publication on souhaite mettre en lumière la principale raison de cette catastrophe.

Alors, soulevons le véritable problème, ce qui cause l’hémorragie, le facteur principal qui décuple l’impact de la pollution engendrée par cette industrie.

Vous avez une idée ?

Et bien, il s’agit simplement des volumes de vêtements produits. On produit beaucoup, beaucoup trop !

L’industrie du textile “drivée” par les enseignes de la “Fast Fashion” s’est emballée ces dernières années. Celles-ci proposent de nouvelles collections tous les mois ( parfois même à une fréquence plus élevée), incitant à une surconsommation de vêtements.

La conséquence c’est que nous consommons aujourd’hui en 2020, 2 fois plus de vêtements qu’en 2000.
Ces vêtements, nous les portons 2 fois moins longtemps.

Ellen Mac Arthur Foundation (a new textiles economy Report)

 

Et tu sais quoi ? La moitié des vêtements que nous portons reste dans le dressing.

 

Pour tout te dire, une étude de 2018 précise que 32% des vêtements que l’on possède dans nos armoires sont portés au quotidien

Etude Movinga 2018 / Un monde de gaspillage

Pire,

30 % de nos achats ne seront pourtant jamais portés.

Une mode éthique est-elle possible ? (Sbai Majdouline)
 

Ça fait réfléchir quand on sait que le processus de fabrication textile utilise énormément d’eau, de substances chimiques et autres solvants. Par exemple, la culture du coton ingurgite 1/4 de l’utilisation globale de pesticide.

Par ailleurs,

Il faut 2720 litres d’eau pour produire un t-shirt : c’est ce que nous buvons en l’espace de 3 ans

fashionrevolution.org / HAULTERNATIVE / 04.2017

Malheureusement, il n’y a pas de zéro en trop, cela fait environ 70 douches.

Si on considère maintenant les gaz à effets de serre émis par le secteur textile, y compris par le transport avant le produit fini, c’est à dire que les étapes de filature, tissage, tricotage, ennoblissement, teinture, confection, conditionnement sont rarement exécutées sur le même lieu :

Du champ de coton à la boutique, un jean peut parcourir jusqu’à 65000 km, soit une fois et demie le tour de la Terre.

ADEME.fr / Carnet de vie d’un Jean, octobre 2014 – 24 p. – Réf. 8319
 

Cette avalanche de chiffre démontre l’impact négatif du secteur du textile sur la planète.

Et encore, on a parlé ni du sujet “recyclage” des vêtements, ni de celui des conditions des travailleurs du textile en Asie (aujourd’hui, c’est tout de même là que tout se passe). Ce sera donc pour une autre fois.

On va te laisser absorber tout ça.

Oui mais voilà, “les choses changent”. On a bon espoir. Aujourd’hui un certain nombre d’acteurs du secteur s’engagent pour une production textile plus vertueuse.

Bousculée, la planète nous rappelle à l’ordre de plus en plus souvent.

Alors, nous, c’est plus qu’ils nous en faut pour nous remettre en question, et nous mettre au travail. 

 

 

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